• et un moment tout devient moins lourd

    je ressens enfin ce soulagement celui dont ils parlent dans les livres et que pensais-je ne serait jamais mien. Il est là, je sens toutes les permissions que je commence à me donner de revivre. Réécouter de la musique d'avant sans m'écrouler, re-danser sans culpabilité, regarder les garçons , avoir envie de plaire et me laisser à rêvasser d'une deuxième sans toi ni ton ombre. Être autorisée à...tout. Même pas morte, même plus peur. Je me sens d'affronter la vie que nous avons sans toi mais nous trois forts comme quinze. J'aime ce que nous sommes chacun aller chercher pour te survivre. J'aime chanter et danser avec R et faire des tractions et du guainage avec M. 

    Je dors de nouveau dans la chambre à côté des enfants comme juste après ta mort où je ne pouvais plus m'endormir dans ce lit qui n'était plus notre. Je ne leur demande pas de dormir je kiffe trop de les entendre rire. Ces bruits salvateurs que leurs petites voies chuchotantes, leurs rires sous cappe pour rester éveillés le plus longtemps possible. Les entendre continuer à vivre sans toi, je me suis accrochée à toutes les poussières de vie que j'ai trouvé, mes loulous, mes parents, mes sœurs, mes nouvelles copines et enfin revoir mes copains d'avant sans décompenser juste après. Ouf je suis là, je suis même surprise d'avoir survécu après ce long chemin la perte de toi, de mon amoureux, mon meilleur ami puis mes deux meilleurs amis, d'avoir été suspecter de t'avoir tué, d'en avoir été persiadé, puis le doute de ma toute puissance, la compréhension de toute ta construction puis expliquer sonanéantissement et la certitude enfin d'avoir fait du mieux que j'ai pu et que tu aies décidé seul de ta fin, sans moi ni personne. Toi avec toi.


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